Mon site doit-il avoir un bandeau cookies ? Beaucoup de professionnels se posent la question. La réponse dépend de ce que le site dépose sur l’appareil du visiteur. Voici ce que dit la CNIL, l’autorité française de protection des données, sur ses pages officielles, expliqué simplement.
Un cookie, c’est quoi ?
La CNIL emploie deux mots : « cookie » ou « traceur ». Les traceurs peuvent être déposés ou lus, par exemple, lors de la consultation d’un site web. En clair : ce sont de petits éléments enregistrés sur l’appareil du visiteur quand il consulte un site.
La règle de base : l’accord avant le dépôt
D’après la CNIL, les internautes doivent être informés et donner leur consentement préalablement au dépôt et à la lecture de certains traceurs, tandis que d’autres sont dispensés du recueil de ce consentement. Le mot important est « certains » : tous les cookies ne demandent pas un accord.
Cette obligation peut s’imposer notamment aux éditeurs de sites web, c’est-à-dire à celles et ceux qui publient un site.
Les cookies qui demandent votre accord
La CNIL cite notamment :
- « les cookies liés aux opérations relatives à la publicité personnalisée » ;
- « les cookies des réseaux sociaux, notamment générés par leurs boutons de partage ».
Tant que le visiteur n’a pas donné son accord, la CNIL précise que ces cookies ne peuvent pas être déposés ou lus sur son appareil.
Les cookies qui n’en demandent pas
La CNIL donne des exemples de traceurs non soumis au consentement :
- ceux destinés à garder en mémoire le contenu d’un panier d’achat sur un site marchand ;
- ceux de personnalisation de l’interface utilisateur, par exemple pour le choix de la langue ;
- ceux qui conservent le choix exprimé par les utilisateurs sur le dépôt de traceurs ;
- « certains traceurs de mesure d’audience dès lors qu’ils respectent certaines conditions ».
Et les statistiques de fréquentation ?
Une page de la CNIL (juillet 2025) détaille ces conditions. Pour être exemptés de consentement, ces traceurs doivent être utilisés pour une finalité strictement limitée à la seule mesure de l’audience du site, pour le compte exclusif de l’éditeur, et servir à produire des données statistiques anonymes uniquement. Ils ne doivent pas permettre le suivi global de la navigation d’une personne sur différents sites web.
La CNIL ajoute que certaines offres de mesure d’audience n’entrent pas dans ce périmètre, notamment lorsque leurs fournisseurs indiquent réutiliser les données pour leur propre compte ; dans certains cas, il est possible de configurer ces outils pour désactiver la réutilisation des données.
Comment demander un accord valable
- Un acte positif clair. La CNIL écrit que « le silence des personnes, qui peut passer par la simple poursuite de leur navigation, doit désormais s’interpréter comme un refus ».
- Refuser aussi simplement qu’accepter. « L’utilisateur doit pouvoir accepter ou refuser le dépôt et/ou la lecture des cookies avec le même degré de simplicité. »
- Pouvoir changer d’avis à tout moment. La CNIL cite, par exemple, un lien en pied de page ou un autre mécanisme de gestion des cookies accessible à tout moment.
- Accepter les conditions générales ne suffit pas : la CNIL précise que cela ne peut pas être une modalité valable de recueil du consentement.
Ce que nous ne savons pas sur votre site
Savoir si votre site a besoin d’un bandeau dépend des cookies qu’il dépose, donc des outils qu’il utilise (statistiques, boutons de réseaux sociaux, publicité, vidéos…). Nous ne pouvons pas le deviner d’après un article : il faut vérifier votre site, outil par outil. Les pages de la CNIL citées ici datent de 2020 et de 2025 et sont toujours en ligne à la date de rédaction.
Trois choses à faire
- Listez les outils de votre site qui peuvent déposer des cookies : statistiques, boutons de partage, publicité, vidéos intégrées.
- Vérifiez, pour chacun, s’il demande l’accord du visiteur d’après les critères ci-dessus.
- Si un accord est nécessaire, vérifiez que refuser est aussi simple qu’accepter, et que le visiteur peut revenir sur son choix.
Voyez aussi notre article sur les mentions légales d’un site professionnel, notre page S’instruire, et si vous voulez que nous regardions votre site avec vous, écrivez-nous.
Sources
Sources officielles consultées et vérifiées le 29 octobre 2026.

